
Vous êtes entrepreneur ? Il est donc possible que vous ayez affaire à un commissaire aux comptes.
Le Commissaire aux Comptes ou CAC est un prestataire extérieur à l'entreprise.
Sa tâche est considérée d'intérêt général. Elle renvoie à la nécessité d'assurer la transparence mais aussi la véracité des informations financières transmises par la société auprès de l'administration mais aussi de l'État.
Les audits réalisés par le CAC sont strictement réglementés par la loi.
Enfin, un CAC se voit nommer pour un mandat de 6 ans.

En premier lieu il est impératif de se pencher sur les obligations relatives au rôle du CAC.
Ces dernières comprennent le contrôle et la certification des comptes annuels mais aussi un devoir d'information, d'alerte et de signalement des délits.
En plus de cela, le CAC est tenu au respect du secret professionnel excepté lors de l'établissement de comptes consolidés nécessitant la coopération entre plusieurs CAC, ou en cas de révélation d'un délit.
Dans un second temps, il est nécessaire de se demander quelles structures sont soumises à l'intervention d'un CAC.
À ce titre, deux motifs d'intervention sont à prendre en compte :
Concernant l'intervention d'un CAC dans une société, sa nomination est obligatoire si l'entreprise concernée dépasse deux des trois seuils suivants :
Note : Ces seuils ont été mis à jour et tiennent compte de l'alignement avec les directives européennes suite à l'adoption de la loi PACTE en 2019.
En effet, doivent nommer un CAC les associations recevant des dons permettant d'obtenir des déductions fiscales ou des suventions publiques avec un montant supérieur à 150 000€.
D'autres associations doivent également nommer un CAC en lien avec leur activité : ce sont les associations dites d'utilité publique, celles qui sont émétrices d'obligations et celles qui accordent des prêts dans un but d'accompagnement à la création d'entreprise.
Pour finir, il s'agit de s'intéresser aux sanctions que les entreprises sont susceptibles d'encourir en cas de non nomination d'un CAC.
En premier il existe des risques juridiques. Ces dernières peuvent avoir comme conséquence d'entrainer la nullité des décisions établis lors des Assemblées Générales. Cela peut gravement impacter la pérennité d'une entreprise puisqu'il est possible de perdre une subvention ou un agrément.
Ensuite, des sanctions sont également possibles. Ainsi, en cas de non nomination d'un commissaire aux comptes il est prévu par l'article L820-4 du Code du Commerce que le dirigeant de l'entreprise obtienne une peine de 5 ans d'emprisonnement mais aussi une amende de 30 000€ d'amende.

Gérer son entreprise
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